
Jorat
Libérer le potentiel de l'hydrogène naturel, de l'hélium et de l'énergie géothermique
Premier permis d'exploration en Suisse visant l'hydrogène naturel, l'hélium et la géothermie profonde dans le cadre d'un programme intégré unique.
Exploration en cours
Canton de Vaud, Suisse
Mars 2026
Hydrogène naturel, hélium et géothermie
Étude des gaz du sol (automne 2026)
Avantages pour la région
Si l'exploration confirme une ressource géothermique viable et que le projet se poursuit, l'énergie géothermique pourrait apporter plusieurs avantages à la région.
Si l'exploration confirme une ressource géothermique viable et que le projet se poursuit, l'énergie géothermique pourrait apporter plusieurs avantages à la région.
ÉMISSIONS
La chaleur locale et renouvelable contribue à réduire les émissions de CO2.
Chaleur produite et consommée dans la région, alimentant les réseaux de chauffage urbain. Un pas vers la souveraineté énergétique, avec une moindre dépendance aux combustibles importés.
LOCALE
Crée des emplois locaux et soutient la croissance économique régionale.
Calendrier du projet
Permis de recherche en surface
Une approche de réduction des risques, basée sur trois ressources
Ce programme intégré permet d'utiliser un même cadre géologique pour évaluer plusieurs ressources potentielles, tandis que l'exploration progresse par étapes afin de réduire les incertitudes avant tout investissement supplémentaire. Chaque phase est conçue pour limiter l'impact environnemental et les coûts, conformément aux normes environnementales suisses et dans le cadre d'un dialogue continu avec les communautés et les autorités locales.
Pourquoi la région du Jorat ?
La région du Jorat a été sélectionnée pour une exploration approfondie car plusieurs observations géologiques et géochimiques convergent vers la même zone du sous-sol. Celles-ci incluent une vaste anomalie magnétique régionale, de l'hydrogène mesuré dans des puits profonds et des relevés de gaz du sol, ainsi que des températures régionales présentant un intérêt pour l'énergie géothermique. De l'hydrogène a déjà été mesuré dans la région, en surface et dans des puits profonds. L'objectif de la phase d'exploration actuelle est de définir le système géologique qui l'abrite (profondeur, étendue et structure) et d'établir si les ressources sont présentes en volumes pouvant être produits et commercialisés.

Dans leur ensemble, ces observations confirment la présence d'hydrogène en profondeur, migrant vers la surface le long des structures géologiques. Des explorations supplémentaires sont nécessaires pour définir sa répartition en profondeur et établir s'il est présent en volumes exploitables.
Comme ces ressources potentielles sont associées aux mêmes structures géologiques profondes, le programme d'exploration peut les étudier au sein d'un modèle de sous-sol commun. L'objectif à ce stade est de comprendre ce que la géologie de la région permet d'envisager et de déterminer si l'une de ces ressources est présente en quantités commercialement exploitables.
Les preuves
L'interprétation actuelle repose sur plusieurs observations complémentaires :
L'ensemble de ces observations confirme la présence de ressources dans la région. Le programme d'exploration actuel vise à cartographier le système géologique qui les abrite et à déterminer si les volumes sont suffisants pour une exploitation commerciale.
Hydrogène et hélium
Hydrogène naturel
Contrairement à la majeure partie de l'hydrogène utilisé aujourd'hui, qui est produit industriellement à partir d'hydrocarbures ou par électrolyse, l'hydrogène naturel (également appelé hydrogène géologique ou hydrogène blanc) est présent naturellement dans le sous-sol. L'un des mécanismes pouvant le générer est la serpentinisation, une réaction entre l'eau et les roches riches en fer.
Si une accumulation d'hydrogène naturel exploitable était confirmée, sa production permettrait d'éviter l'étape de fabrication industrielle de l'hydrogène. Son empreinte environnementale globale dépendrait néanmoins de la manière dont la ressource est extraite, traitée et transportée. L'hydrogène naturel reste un domaine d'exploration émergent en Europe et est considéré comme une source d'énergie potentiellement bas carbone.
Hélium
L'hélium est une autre ressource naturelle étudiée parallèlement à l'hydrogène. L'hélium commercial est extrait d'accumulations souterraines et est utilisé dans des domaines tels que l'imagerie médicale, l'électronique et la recherche scientifique. Dans certains contextes géologiques, l'hélium peut être présent aux côtés de l'hydrogène naturel et s'accumuler au sein des mêmes structures souterraines.
Un programme, trois ressources
À Jorat, le potentiel en hydrogène, en hélium et en géothermie est donc étudié au sein d'un même cadre géologique. Les mêmes jeux de données géophysiques et géologiques peuvent contribuer à l'évaluation de ces trois ressources, rendant le programme d'exploration plus efficace tout en distinguant l'évaluation de chaque ressource. À ce stade, l'objectif est de déterminer si ces ressources sont présentes, comment elles sont réparties et si une accumulation pourrait être techniquement et économiquement pertinente.
hydrogène
hydrogène
Cooccurrence potentielle en profondeur
Notre approche
Les activités d'exploration sont menées conformément aux normes environnementales suisses et aux meilleures pratiques en matière de géothermie, en coordination avec les autorités fédérales et cantonales, les communes, les propriétaires fonciers et les agriculteurs. Des mesures spécifiques sont mises en œuvre pour minimiser les perturbations temporaires, protéger les zones sensibles et garantir que les communautés locales et les autres parties prenantes concernées soient informées en amont des opérations de terrain. Tout au long de la campagne, le projet maintient un dialogue ouvert avec les autorités, les communautés et les parties prenantes concernées.
Une approche éprouvée, appliquée à plus grande échelle
L'exploration s'appuie progressivement sur les connaissances géologiques et géophysiques existantes. Chaque phase est conçue pour réduire l'incertitude avant d'envisager de nouveaux investissements, les nouvelles données étant intégrées dans un modèle du sous-sol de plus en plus détaillé.
Chaque phase s'appuie sur les connaissances acquises pour les enrichir. Les nouvelles données sont intégrées au fur et à mesure dans le registre régional, garantissant que chaque décision repose sur des preuves plutôt que sur des suppositions.
L'exploration est organisée de manière à réduire l'incertitude avant tout engagement accru. Le forage n'est envisagé qu'une fois le sous-sol imagé, modélisé et interprété, et seulement si les résultats justifient l'étape suivante.
La zone du permis du Jorat, d'une superficie de 65 km², jouxte les projets Eclépens et La Broye de SGE. Les données acquises sur le Jorat, Eclépens et La Broye contribuent à une meilleure compréhension régionale du sous-sol et permettent d'affiner l'interprétation des zones de projet voisines.
FAQs
Plusieurs observations géologiques et géochimiques rendent la région du Jorat pertinente pour des recherches approfondies. Celles-ci incluent une anomalie magnétique régionale, la présence d'hydrogène mesurée dans des puits à proximité et lors d'analyses de gaz du sol, ainsi que des températures en profondeur présentant un intérêt pour l'énergie géothermique.
La phase d'exploration actuelle vise à déterminer le lien entre ces observations et la géologie en profondeur, ainsi qu'à évaluer si les ressources sont présentes en volumes exploitables et commercialisables.
Le programme actuel utilise des méthodes géologiques et géophysiques pour mieux comprendre le sous-sol. Celles-ci incluent des mesures de gaz du sol, des levés magnétotelluriques, des mesures gravimétriques et une surveillance sismique passive.
Ensemble, ces jeux de données permettent d'élaborer un modèle géologique plus détaillé de la région du Jorat.
Chaque méthode apporte des informations différentes sur le sous-sol. Les mesures de gaz du sol permettent d'identifier les gaz atteignant la surface, tandis que les levés magnétotelluriques, gravimétriques et sismiques passifs fournissent des données complémentaires sur les structures géologiques en profondeur.
En combinant ces ensembles de données, le projet peut élaborer un modèle géologique plus fiable et réduire les incertitudes concernant la profondeur, l'étendue et le potentiel productif du système avant d'envisager tout forage.
Le travail de terrain est effectué par de petites équipes utilisant du matériel de mesure temporaire. Selon la méthode employée, les équipes peuvent effectuer des mesures de gaz du sol ou installer des instruments qui enregistrent les signaux géophysiques naturels.
Ces activités sont temporaires et visent à recueillir des informations sur le sous-sol avec une empreinte minimale en surface.
Non. À ce stade, la campagne consiste uniquement à réaliser des mesures géophysiques depuis la surface. Aucun forage n’est prévu dans le cadre de ces opérations.
Les activités sur le terrain sont planifiées de manière à minimiser les perturbations temporaires et à tenir compte des zones sensibles, de l'utilisation actuelle des sols et des conditions locales.
Le programme d'exploration est mené en coordination avec les autorités et les parties prenantes concernées, et le matériel est retiré une fois les mesures terminées.
Les mises à jour du projet sont partagées via le site web ainsi que par communication directe avec les personnes et les parties prenantes concernées par les activités sur le terrain.
Les coordonnées sont également disponibles pour toute personne souhaitant obtenir plus d'informations sur le projet ou les opérations à venir.
Les données collectées seront analysées conjointement afin d'affiner le modèle géologique et d'évaluer si les ressources sont présentes en volumes suffisants pour justifier un développement.
Toute phase ultérieure dépendrait des résultats du programme en cours et ferait l'objet de décisions distinctes sur les plans technique, réglementaire et financier.
Le saviez-vous ?
Le projet vous intéresse ?
En savoir plus sur
La première centrale de cogénération géothermique profonde de Suisse, conçue pour produire à la fois de la chaleur renouvelable et de l'électricité à partir du même puits dans la plaine vaudoise

Un permis d'exploration de 500 km² couvrant les cantons de Vaud, Fribourg et Berne, et l'une des plus vastes campagnes d'exploration géothermique en Europe

